Les protagonistes
de gauche à droite :
Jean Charles
Virginie
Jeanne
Ferran (Adria)
Stéphanie
Eric
Luc.
Margarita 2005 : cube de glace empli d’un granité citron-cachaçà, espuma salée à la râpe au sel de l’Himalaya.
Olives Sphériques présentées dans un bocal d'huile d'olive et aromates ces olives vertes sont en réalité un en capsulage gélifié avec un jus parfumé à l'olive.
Bague à l'huile d'olive : rouleaux formés par l'enroulement d'un fil diaphane blanc qui fond en bouche dégageant un parfum d'huile d’olive.
Baguette à la farine de malt
Avec un caramel aromatisé aux épices douces (Cannelle Dominant). Ce craquant fragile explose à la premières bouchée.. La pâte est croustillante car très fine.
Ce biscuit est fait de 2 disques d'une pâte type brisée à l'olive noire fourrée d'une crème acidulée. La saveur d'olive noire n'apparaît qu'après la seconde bouchée.
2 melons jaune et orange avec amandes fraîches et feuilles de menthe ...
Tagliatelle de carotte relevée d’aromates (gingembre, fleurs).
Pralines
de pistache : enrobage fixé à l'azote liquide, onctueux, l’intérêt
vient de l’évolution de la texture avec le réchauffement
en bouche.

Larme
de caramel encapsulant une huile de pépin de courge: très esthétique.
«
Nem aux saveurs thai » sur le registre du croquant et de la fraîcheur.
Vraie
fausse mozzarella : sous une capsule d’une consistance très proche
du « vrai fromage frais » une explosion de goûts de basilic
et de petit lait caillé : frais, fin délicat et visuel.
Huître
mi cuite sur une émulsion de jambon (type iberico) avec sa perle. Aussi
génial que le plat précédent le clin d'oeil visuel ne galvaude
pas la subtilité des saveurs. La perle se déguste c'est un nouvel
encapsulage saveur gras de jambon serrano.
Brioche
tiède fourrée à une émlsion fromage frais-huile
de truffe blanche, larges lamelles de truffe blanche : délicat en texture,
puissant en saveur.

Lacet
de yaourt de brebis, ficoide glaciale, beurre noir et câpres : accord
très réussi.
Moules
de roches mi cuites et gargouillou d'algues : un plat complexe et exploratoire,
les moules répondant à cet assortiment d'algues associées
chacune à une plante aromatique terrestre. Un résumé de
sensations marines.

Noix
déguisées espuma noisette : tout en douceur et en gras.
Croquant
d'amandes fraîches gelée de truffes noires. Lait d’amandes.
Ventrèche
de maquereau en escabèche de poulet, tronçons de rhubarbe : grande
délicatesse des textures et parfums.
Soupe
Thaï avec tofu au parfums de coco, relevée de filets de pamplemousse.
Comcombres
de mer et troncons de rhubarbe.
Tempura
de salicornes au safran et émulsion d'huitre : grande réussite
tant au niveau saveur que texture : l'émulsion d'huître est onctueuse
et iodée, la salicorne est croquante et salée.

Cervelle
d'agneau avec algues, et languettes de corail d’oursin, accord iode cervelle
mi cuite renversante, un équilibre dans le plat magique.
Les vins :

Pouillé Fumé Silex Didier Dagueneau 2000 : ce vin est à
l’aise avec cette cuisine, son explosivité et sa fraîcheur,
sa minéralité en font un allié de choix en ce début
de repas.
Riesling Ruppertsberger Gafsbohl 1998 Dr Burklin Wölf 1998 : pour les
amoureux de riesling, ce vin est parfait : expression de minéralité
(pierre chaude), de fruits acidulés, un tout petit peu moins de longueur
que le Silex, mais une classe aromatique équivalente, un grand bravo
pour la suggestion du sommelier.
Chablis La Forest 2000, R et V Dauvissat : vin pur très droit mais malheureusement
trop jeune, malgré deux carafages et une reprise du vin en fin de repas,
pas assez d’âge pour une expression aromatique entière.
Meursault Les Genevrières 1996 Latour Giraud : un vin à maturité,
marqué par des notes torréfiées superbes, les notes de
genièvres propres au terroir sont peu sensibles, mais le vin est expressif,
pur, un beau moment.
Chassagne Montrachet 1er Cru 1985 Leroy : Grande et belle expression de ce
terroir exceptionnel, de la délicatesse, de la pureté. La bouteille
était trop petite !
Hermitage 1999 Alain Graillot : superbe droiture de la syrah comme on l’aime,
un peu plus ferme que les croze du même producteur mais tout aussi jouissive.
Mâcon Clessé Cuvée Levroutée Jean Thévenet
1995 : très beau liquoreux atypique, mais avec les arômes nobles
de botrytis et les équilibres acide-sucre qu’on aime…
Une bien belle série où seul le Chablis n’a pas vraiment
convaincu, mais c’est certainement de notre faute...