Le whisky est un alcool fort très populaire en France et dans le monde entier. Les français consomment plus de 200 millions de bouteilles par an et sont de fait les plus gros consommateurs au monde.

Le pays de la gastronomie et des terroirs goumands, déjà connu et reconnu pour ses vins et ses champagnes, est le 2ème exportateur d’orge de brasserie dans le monde (plus de 100 000 exploitations agricoles françaises cultivent de l’orge sur le territoire français) et le 1er exportateur de malt au niveau mondial avec environ 80%  de sa production.

La France est donc tout naturellement un pays de whisky avec la matière première en abondance et une eau de qualité.

Le succès du whisky depuis plusieurs années est dû à une hausse importante de la consommation mondiale et surtout à l’explosion du nombre de distilleries (micro-distilleries). Ce phénomène est d’ailleurs à rapprocher de celui de la bière, qui a vu ses micro-brasseries éclorent un peu partout.

Plusieurs facteurs expliquent ce succès : un alcool de qualité, qui a une histoire et un fort ancrage sociétal (l’Ecosse en est le parfait exemple) mais également de « nouveaux » pays producteurs de whisky qui bousculent les codes en offrant de la nouveauté, des saveurs et des méthodes de fabrication révolutionnaires.

Comment trouver le meilleur whisky au monde ?

Cette question obsède tout amateur de whisky et elle est vraie pour tous les alcools. Le meilleur whisky ne serait-il pas tout simplement celui qui vous plaît ?

En tout cas, la réponse à cette question est difficile à apporter tant il existe de whisky différents. Oui il existe des concours mondiaux pour déterminer que tel ou tel whisky est le meilleur dans sa catégorie, mais il serait réducteur d’envisager les choses sous cet angle.

Prenons un peu de hauteur et voyons les choses autrement. En tant qu’amateur de whisky, je possède plusieurs bouteilles. Varier les goûts et les plaisirs, est le propre de l’homme. J’ai des whisky écossais, irlandais, français, japonais. J’ai des single malt et des blended. J’ai des bouteilles vieillies en fût de vin rouge mais également en bourbon barrel.

Vous l’avez bien compris, je ne suis pas sectaire, j’aime le whisky sous toutes ses formes et arômes. Et c’est d’ailleurs ce qui fait sa force sur la scène internationale, une vitalité hors-normes grâce à de nombreux pays qui distillent et qui proposent des nouveautés.

Je vous propose un voyage sur la terre historique du whisky, j’ai nommé l’Ecosse.

  • L’Ecosse reste le pays le plus symbolique en matière de whisky. C’est le 1er pays consommateur de whisky et celui dans lequel il y a le plus grand nombre et les plus anciennes distilleries du monde. Il existe plus de 90 distilleries en activité réparties sur 5 grandes régions :
    • Les lowlands avec des distilleries comme Auchentoshan ou bladnoch
    • Les Highlands, plus grande région écossaise, terre des Dalmore et Oban pour ne citer qu’elles.
    • Le Speyside où la plus grande région de distilleries d’Ecosse : Macallan et Aberlour y sont installées.
    • Campbeltown et les îles : On y retrouve des whisky très marqués comme Talisker mais également Springbank.
    • L’île d’Islay : elle possède la plus grande densité de distilleries, Ardbeg ou Kilchoman produisent des whisky fumés et iodés.

Bien évidemment, d’autres pays sont aussi des terroirs de whisky, comme l’Irlande, les Etats-unis ou encore le Japon.

Il serait donc très difficile de déterminer à coup sûr que l’on détient le meilleur whisky entre les mains, pour en avoir la certitude, il faudrait les avoir tous goûter. Programme alléchant mais (quasi) impossible à réaliser.

Un peu d’histoire avec le whisky

Le whisky est composé d’un ensemble d’eaux-de-vie produites par distillation de céréales maltées ou non. Son nom est d’origine gaélique « uisge » qui serait la traduction de l’eau. L’évolution des langues et des usages a ensuite engendré whisky ou whiskey selon la région du monde où l’on produit.

La paternité du whisky, ou de son équivalent remonte à des milliers d’années. Il est donc très difficile d’affirmer d’où cet alcool tire exactement son origine.

Ce sont les guerres , les invasions et les expéditions qui ont permis au whisky d’être populariser dans tout le Royaume-uni.

Irlandais et écossais estiment chacuns que le whisky a été créé chez eux, que c’est le moine irlandais Saint Patrick qui en serait à l’origine pourtant natif d’Ecosse.

En France, la production de whisky est arrivée tardivement fin des années 80, en Bretagne. C’est la distillerie Warenghem à Lannion qui produit un blend WB « whisky breton ». C’est la même distillerie qui produit aujourd’hui l’ARMORIK.

Cap sur le Japon et d’autres pays exotiques

Le Japon, pays mystérieux et complexe, produit depuis plusieurs décennies du whisky, grâce à plusieurs distilleries réparties sur le territoire. Le whisky japonais est le 4è le plus consommé au monde après les écossais, irlandais et américains.

Les groupes Suntory et Nikka se partagent la plus grande part des ventes.

L’homme par qui le whisky a été distillé au Japon s’appelle Masataka TAKETSURU. Il a étudié l’art de la distillation en Ecosse au début du 20è siècle et a importé la technique pour fonder les 2 premières distilleries japonaises.

Depuis les single malt japonais sont devenus parmis les meilleurs whisky du monde et ont souvent été primés. Le type de climat, la qualité de l’eau et la présence de tourbières ont participé à l’essor de ces fameux japan single malt.

D’autres pays comme Taïwan avec Kavalan ou l’Inde avec Amrut ont tiré leur épingle du jeu avec des whisky épicés.

 

En conclusion, le whisky connaît un grand succès ces dernières années grâce à la qualité des bouteilles proposées mais également à la quantité de nouveaux venus qui ont bousculé les habitudes et ont permis de découvrir des saveurs jusque là inconnues.

Pourtant, des défis importants vont être à relever pour les années à venir :

  • Un stock de vieux whisky plus important et des ventes plus faibles, faisant grimper les prix de certaines bouteilles au delà du raisonnable.
  • Une appétence moindre pour le whisky avec la nouvelle génération, plus consommatrice de bières, qui n’a pas encore la culture du whisky.